2 nov. 2009

Je souffle contre le vent, j'étouffe derrière la vérité du monde. Je me sens si petite face à l'immensité des mensonges, j'ai peur de l'hypocrisie malgré mes vilaines paroles, je suis seule. Je parle à mon ombre quand le froid m'emporte, cette nuit j'étais blanche, pâle et envoutée. Je voudrai vivre une aventure, être le Bob Dylan de la poésie enfantine, j'aimerai de la chaleur, du soleil contre mon cœur. Je suis décidée à faire disparaitre les points d'interrogation, à rendre hommage à mon étranger de Moscou, à mon ange, le Bambi d'autre fois. Je pleure derrière la musique et la foule m'attaque, je marche derrière ses pas, je vole à travers son ombre, les larmes s'acharnent, elles me disent que tout n'est pas terminé, que tout doit continuer. And the show must go on. J'ai eu mal au ventre ce matin, je n'aurai pas dû faire nuit blanche, regarder Le nouveau monde jusqu'à l'aube, j'étais affaiblie et émerveillée, je le voulais, lui et elle, son visage et le sien, j'étais jalouse de l'amour lui-même. Tout va bien, je me suis couché, j'ai cru tombé. Les temps vont changer, je vous le promets, mais d'abord il faudrait d'abord que je change moi-même, je ne prend pas soin de moi ni des belles paroles, ni de ce que j'aprécie. Je néglige la beauté et tout ce qui rend le sourire. Sauf mes fées, elles, elles sont mes aventures. J'écoute la musique en boucle avec ce mal de ventre, je reprend inspiration en même-temps que je la perd. Mais ca me fait du bien. D'écrire comme une bourrique. De mettre des points et des virgules de partout, de ne pas faire attention à mon orthographe, d'écrire, c'est tout. C'est tout. Et je me sens bien, je me sens bien, je pianote sur mon clavier comme Dieu aurait pu créer une chauve-sourit, n'importe comment. N'importe où. N'importe quoi. Ce que je peux aimer ca.