18 nov. 2009

Subconscient.

C'est toujours comme ca.
La lumière est perçante, la seule envie que l'on a c'est de l'éteindre. Parfois, de nous éteindre aussi. Dans le bain, on sait très bien qu'on ne va pas y rester une éternité mais on laisse couler quand même. On sait très bien également que le plaisir est lorsque l'eau coule et non lorsqu'elle a terminé de remplir la baignoire. On regrette du gaspillage mais au fond, on s'en fout.
La toilette est finie, nous voulons nous soulever mais la force n'y est pas, et même si l'envie n'y est pas non plus nous restons allonger.
Parce que nous pensons.
Peu à peu l'eau devient froide, notre peau se flétrie comme de la pétale de rose trop tripotée. La vapeur nous affaiblie et nous n'avons maintenant plus la force de nous lever, alors on regrette de ne s'être pas levé plus tôt.
Et puis, le corps ne bouge plus, ne ressent plus. Nous pensons même un instant à s'endormir, ou peut-être mourir en paix pour une fois. Mais nous avons quand même une pensée pour nos parents, qu'ils n'aurons jamais à voir avec effroi notre corps blanc étendue dans l'eau devenue glaciale.

1 commentaire:

Féelonia a dit…

Il est tout beau, ce texte.