25 janv. 2010

Paroles d'une damnée.

Je m'enferme en lui. Dans son corps, dans son être. Je demeure invisible dans ses cheveux, et dans ses yeux je noie mes songes. Je reste silencieuse aux rêves et à ses rires, dans ses malicieuses ballades enfantines.
Je donnerai mes ailes pour ses nuits, je le regarderai s'assoupir dans les marrés. Des papillons blancs lui échapperai de sa poitrine aux couleurs nacrées, je crois que rien ne sera aussi S.acré. Dans les ombres de minuit, les sages ombres chinoises, je ne vois que la vie derrière des lanternes de marbre.
Une lumière tamisée et mes fantasmes sur ton visage, je vais peindre le corps d'un songe. Mon doux renard, toi qui es, si enflammé, si corrompu.

Je vais écrire u roman pour un S.orcier, j'irai caresser les étoiles sous les ordres de ses fées.
Je joue du piano sur ses lèvres, j'apprends à mesurer ma patience. Dans ce grand couloir tout est vide. Et si sombre. J'appréhende, je suffoque, à l'attente, la venue d'un fantôme. D'un fantasque chat noir. Aux songes malsains. Un air de jazz dans ses mains. Je me cache derrière des subtilités, des secrets inavoués. A la longue je prends des risques. J'observe des mains, je me souviens de tes phalanges contre mon dos, tout n'est qu'électrice quand tu lorgne mon visage.
Mon fantasme n'est-il que physique ?
Je reste interdite à son jugement, je reste interdite à toutes révélations.
Du Gainsbourg dans sa démarche cadencée, je voue un culte à ses crins dorés. Je cherche dans sa voie des restes de moi, sur son cou des violons enflammés, à ses joues des éclats de verre, à ses yeux, de la braise.

5 commentaires:

Féelonia a dit…

Écrivons nous, sur du papier, une correspondance, même si l'on se voit tous les jours, une correspondance comme si l'on ne s'était jamais vu en vrai.

Féelonia a dit…

Je t'écris, ou tu m'écris? il faut un début à la magie des mots sur le papier. :)

Féelonia a dit…

Je commence alors =)
Je t'aime.

J. a dit…

Ne te laisse pas "mourrir" sur tes sentiments .
Ne te contente pas de réfléchir, agie .

Pan a dit…

Tu as raison. Mais attendre est la seule chose que je sais faire.