11/12/11
20:13, gare de Narbonne.
C'est ce qui se passe lorsqu'on se retrouve à Perpignan et que l'on se rend compte que cela fait dejà un moment que l'on aurait dû changer de train.
Pourtant ce n'est pas déplaisant. Je n'ai pas le sentiment d'être perdue. Au contraire. Je me sens en sécurité. Je me dis que j'aimerais faire ce genre de chose - ce genre d'erreur - plus souvent. Je me dis également qu'il n'est pas trop tard pour sauter dans le prochain train pour Montpellier, vite, vite, sauter, et re-mourir enfin lentement sous une couette bleue, et ronronner encore une fois, une nuit de plus, contre la poitrine de mon mi-chat mi-pirate.
[...]
Je suis dans ce café, seule, est-ce qu'il me tarde de rentrer ?
Je préfère rester dans l'entre-deux.
S'il te plais, reste. Que je me murmure à moi-même tandis que je ferme les yeux. De cette chaleur humide qui se noie au dessus - au dedans - de ma gorge. Ta/sa chaleur humide, qui se déverse tel un torrent de lumières, dans le creux du magot pillé.
[...]
Je te fais la mer une nuit de pleine lune,
et la marée monte comme un brasier qui s'échauffe. Je crois t'avoir trop effrité, mon bel oiseau blessé, toi que plume par plume
j'écumerai l'amour au bord de l'amer.
Te retrouver (.) et te donner le baiser avant l'enfer.
J’appelle le feu pour que tu puisses ét(r)eindre la nuit, en cette douce folie la vague se retire, elle reviendra.
En attendant, les loups s'endorment.