Il me faut écrire, il me faut m’enivrer, m'inspirer de ce manque qui me désarme, qui me déshabille de toues priorités qui ne seraient pas portées sur le désir tranchant que je lui voue.
Pour un peu d'humidité d'un soir de pleine lune, me voila immensément ivre, prête à exploser, je me transforme, me métamorphose en dragon.
Monstrueux dragon, infini de noir ce dragon, un noir tendre et en mouvement, un noir velours.
Seule je me met à tousser du feu, c'est parce qu'il y en a trop. En moi il s'agit du volcan.
Dragon.
Je serai prête à voler, à déployer mes grandes ailes de cuir sombre, pour mieux agiter mes cornes contre ses douces caresses. Une nuit. Ma langue rouge se fait rappeuse. Y aurait-il de l'ADN de chat dans le sang des reptiles ?
Si je pouvais survoler les toits de la ville pendant les nuits dans mon grand habit noir, faire de la lune le rideau transparent d'une pièce de théâtre d'ombres chinoises à mon passage... J'écumerais au dessus des mers et attaquerais les bateaux errants. Et qui sait, je m'amouracherais peut-être d'un jeune pirate, rusé et perdu, cachant de véritables trésors, en quête de grandes aventures...
1 commentaire:
(Fairy Dance ! Elle est sublime,je l'écoutais souvent en cours pour m'échapper...)
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