Where are you Peter ?
Il y a le flaire parce que la nuit l'enfant se déguise en renard, il se tient devant la fenêtre, devant la nuit, il patiente un temps. Deux temps. Sa queue rousse agitée caresse et nettoie le sol, de grands coups comme un balais droit, comme la pointe de celle d'un chat nerveux, celui qu'il ne faut pas toucher. Renard ne violente pas le sol, ni le tapis rouge, Renard aguiche lentement le par terre, histoire, belle histoire, d'attirer toutes les ondes de la lune, qu'elle soit ce soir dans l'embrasement familier et consolant de son noir iris. Au pas de la porte. Au pas, et nue dans son drap blanc, la main tendue sur les pointes sombres de ses oreilles. Renard n'a pas mangé depuis quelques jours, ce n'est pas pour ca que ses yeux sont vides, ce n'est pas pour ca que sa gorge est restée humide, quant au désir imaginé d'une douce chair lunaire sa langue garde encore le goût amer de ses baisers. Renard embrasse la nuit par le biais de son museau contre la vitre, entretenu par une douce mélancolie. Cette solitude qui donne à la lune l'assaut effroyable d'une vague de tempêtes, d'une vague tournoyante de sentiments égarés,
une bise
comme un torrent de baisers envoyés en grandes parades embras(s)ées, fresque immense d'interminables enlacements, d'étreintes qu'animal ne peut survivre
à tant
de beautés
offertes
qui est le renard, qui est la lune ? Qu'il soit le soleil dans le renard, qu'il soit le loup dans la lune.
Que soit l'eau dans le feu, que soit la lumière dans l'obscurité.
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