12 nov. 2012

Bourdonnements dans le creux de l'oreille, un bruit sourd et profond, survenant de nulle part, comme un boum dans un micro-onde. Nous sommes des micro-ondes, des machines qui dansent, des enfants en chemise de nuit assis sur le rebord des fenêtres, qui attendent, qui souhaitent, voir arriver la fée.
Exaucer les voeux, parfait, que te faut-il pour voler dans le ciel mon enfant ? il te faut : des ailes !
Il te faut la plume rouge, la poussière de fées, le souffle de Peter, et un peu y croire, aussi !

Ce qu'il y a derrière les rideaux la nuits, chez les voisins, chez les parents, chez les adultes, chez les humains, ce sont des êtres e(t)perdus. - pari tenu - Et puis, il reste les chats errants, chats de gouttières, chats perchés.

Apprenons que, les mots sortent seuls, et s'il sortent seuls c'est parce qu'il y a des gens comme nous pour les lire, et les interpréter. Ils les interprètent comme ils le veulent, et c'est bien comme ça, comme quoi ? comme ils font, chaque jour, à chaque instant, quand ils sont dans la rue, et qu'ils marchent seuls, et qu'ils croisent des âmes tous les jours, sans dire bonjour.
On agit chaque jour au moins une fois comme un fantôme. Ah, dans le tram, dans les bus, dans les amphis, dans les centres commerciaux, dans tous les endroits où nous ne sommes plus "nous" mais "je", dans les  endroits où nous nous sentons étrangement seuls dans une foule de gens. Ce sont des lieux, mais surtout des moments passagers, des lieux de transition, où il ne nous sert à rien de s'ouvrir. Nous nous désactivons, et nous attendons. Nous faisons ce que l'on a à faire, puis nous partons.
Alors je repense aux enfants dans les tram, qui sont de loin les seuls êtres à pouvoir nous faire décrocher un sourire dans ce genre de moment, à nous faire sortir de notre bulle fantomatique. Ils n'ont ni la conscience ni le soucis des limites, ils sont clairs, rayonnants, innocent, vifs, insouciants, parce qu'ils vivent n'importe où, y comprit dans les trams.

2 commentaires:

Nina a dit…

Et ces mêmes enfants qui poussent et deviennent Nous, en n'oublions le Je.. (..suis si vivant n'importe où n'importe quand..)qu'ils ont été, que nous avons été. La fleur devient une mauvaise herbe avec le temps ?

Qui le dira : être homme n'est pas ne plus être enfant.

Quand Peter rallumera-t-il l'âme infantile qui sommeille, se cache, montre le bout de son nez, repart, renaît, se sent compressé (entre responsabilité et autres conneries)en chacun de nous...

Pan a dit…

La fleur restera toujours fleur, même lors de sa dernière heure. Tel l'esprit enfantin, jamais oublié, jamais abandonné, pour tout ceux qui croiront toujours que les fées existent.

Peter c'est un peu tout ca, oui, toutes ces "conneries". Peter c'est aussi l'adulte, c'est l'adulte refoulé. Il n'y a pas de vrai Peter, maybe,
peut-être, juste, des pauvres âmes qui ne veulent pas grandir.