30 juin 2013

Un deux trois la mer

J'avoue que
sur le moment la mer me paraissait plus grande, j'avais oublié le noir, et toutes les couleurs potentiellement navrantes, celles qui me font chavirer dans les ombres de l'hiver, celles qui me donnent froid et qui paradoxalement, me réconfortent un petit peu. Je ne me sentais plus digne des belles couleurs, de la fraîcheur de ce nouveau temps, le matin, je ne me sentais plus aussi proche du soleil, ni de la lumière, des choses propres, des choses épurées.

Je recommence à prendre goût, c'est parce que j'avais délaissé ma personne, en pensant que cela ferait de moi une personne plus mature. C'est faux, cela de m'a été que malédiction, cette année n'a pas vraiment été un succès dans la quête du qui je suis, mais elle a été constructive, empreinte de déceptions, de douleurs psychiques quant aux vérités que je m’efforce de nier.
Grandir, encore grandir, il n'est encore question que de temps, de vieillesse, de perte, mais surtout de peur.
Mon être est façonné par le besoin existentielle de la reconnaissance des autres, et sans la créativité je ne fais que me noyer. Puisque c'est elle l'essence même de toutes les naissances, la création, les nouveaux visages qui apparaissent aux monde ; le mien est fait du regard des autres, nourriture cérébrale, telle une boulimie sociale compulsive ;

Par dessus tout j'apprend le plus important : le regard ultime, le visage le plus réconfortant, celui qui panse le cœur, abrège les peines et guérit toutes les plaies, je dis l'Amour. La personne semblable à la mienne qui  n'est pourtant pas moi, celle dont la présence n'égale pas toutes les reconnaissances du monde.
La perte de cet être serait un désastre, et pourtant, ne dit-on pas que les personnes les plus accomplies sont celles qui ont approché la mort ou de la perte de près ?

2 commentaires:

orangesky a dit…

J'adore ce que tu écris. Et je le comprends. Une alter égo.

Pan a dit…

Je ravie d'entrer dans la tête d'une autre personne. :)